Petit Bout de Lecture #4 ou ma démarche éco-responsable à petite échelle


Pas de grande lecture dernièrement, même si j’ai beaucoup de temps, quel paradoxe ! Mais un livre intéressant et une réflexion que je viens partager ici sur le pourquoi et le comment je suis un peu éco-responsable.

Je n’ai jamais aussi peu lu que depuis que je ne travaille plus ! Avant, je lisais dans les transports, parfois au bureau le midi, et de cette manière, j’arrivais à dévorer de nombreux bouquins. Mais chez moi, je ne lis que très très rarement, ayant toujours d’autres activités à faire… Non pas que je n’aime pas/plus la lecture, juste que j’ai toujours « mieux à faire » chez moi… Bref !

C’est la raison pour laquelle ces articles se sont fait rare, mais j’avais tout de même envie de partager avec toi ma lecture du moment, qui n’est pas un roman, mais un livre d’un tout autre genre, et ma démarche vers une vie plus éco-responsable.

Mais… pourquoi devenir éco-responsable ?

D’abord, je ne suis pas vraiment devenue éco-responsable, puisque je n’ai jamais été non plus totalement irresponsable lol mais pour faire court, je prends de plus en plus la mesure des conséquences de mes actes sur mon environnement (et je suis loin d’être la seule depuis des années), et si je sais qu’individuellement, nous ne pesons pas lourd face à la dégradation de notre environnement, c’est de part nos actions et nos petits efforts commun, quotidien, que l’on peut espérer changer les choses car il n’existe pas d’acte inutile quand il s’agit de préserver l’environnement, encore moins aujourd’hui. Si, à moi seule, mes actes peuvent sembler vains, c’est en étant des millions à faire ces mêmes petits gestes, que nous pouvons changer les choses.

Je n’en parle peut être pas sur les réseaux sociaux, mais pourtant, j’ai opéré depuis maintenant peut être 3 ans une démarche pour tendre vers, doucement, une vie plus écologique et respectueuse. Cela ne se fait pas en 1 jour, c’est difficile de changer ses habitudes, encore plus celles des autres qui vivent avec soi, et cela peut parfois s’avérer contraignant, coûteux, ou tout simplement impossible dans un appartement ou dans ma région. Ce n’est pas pour autant que d’une certaine manière, j’essaie de tendre vers une vie un peu plus éco-responsable. Bien sûr, c’est loin d’être parfait, mais je fais cela sans contrainte, sans me sentir obligée par la société (qui est hélas souvent moralisatrice au possible sur ce sujet, le bien vivre et j’en passe, et alors, je ne parle même pas de certain blog qui, plutôt que de parler de leur expérience, vienne revendiquer leur mode de vie en critiquant celui des autres, bonjour l’ouverture d’esprit…) ni en culpabilisant parce que je n’arrive pas encore à vivre en mode zéro-déchet et que, avouons-le, je n’arriverai sûrement jamais à atteindre totalement. Je pars du principe que l’intention est bonne, et que petit à petit, elle fera son chemin et tendra sûrement vers quelque chose de mieux pour moi, pour les miens, et pour la planète.

Cela se résume par des gestes très simples, et quand on y réfléchit bien, nous faisons tous déjà des petits gestes éco-responsable ou zéro-déchet sans vraiment s’en apercevoir ni faire d’effort particulier :

  • acheter certains produits en vrac au supermarché, et stocker dans de jolies pots chez soi (dans la cuisine ou la salle de bain),
  • boire son café/thé/chocolat du boulot dans une tasse et non pas un gobelet jetable,
  • acheter d’occasion pour donner une seconde vie à certains objets, et revendre les siens également,
  • utiliser des serviettes, torchons pour bannir les essuies-tout et autre lingettes,
  • cuisiner du fait maison plutôt que des plats industriels,
  • bannir les cotons dans sa salle de bain, pour des tissus lavables,
  • faire le tri des déchets,
  • utiliser des éponges bio, voir fait maison (en recyclant les vêtements comme pour le fameux tawashi), des produits d’entretien bio,
  • consommer moins (que ce soit en terme d’alimentation et de viande (dur dur), ou d’achat en tout genre et souvent non-nécessaire), voir consommer mieux en achetant près de chez soi, local quand c’est possible (oui parce qu’autant les fruits et légumes je fais cet effort sans me ruiner et en appréciant forcément, les cosmétiques ou autre petit achat j’essaie, autant acheter des vêtements ou autre made in France, et éthique, on en parle du prix ? Désolée, je n’ai encore rien trouvé qui soit dans mes moyens sur ce plan…),
  • couper l’eau sous la douche quand on se savonne, quand on se brosse les dents, pendant la vaisselle (ou mieux encore, avoir un lave-vaisselle !),
  • et tellement d’autre chose que j’oublie…

Dans cette même mouvance, il y a la création de produits cosmétiques ou d’entretien maison. Pourquoi faire ?

D’abord parce qu’à terme, c’est plus économique.
Bah oui, va pas se mentir, on a envie de faire soi-même parce que ça coûtera moins cher ; si le premier investissement peut être un peu « lourd » (surtout quand on part de zéro j’entends) financièrement, une fois que c’est acheter, c’est acheter. Et très vite rentabiliser donc.

Ensuite, parce que c’est ludique.
Qui n’a jamais eu envie de jouer l’apprenti sorcier ? C’est amusant de faire ses tambouilles, j’t’assure !

Parce qu’on apprend bien des choses.
On découvre des produits naturels très efficaces dont on ignorait l’existence, le procédé de certain mélange (réveilles le chimiste qui dort en toi !), et surtout, que l’on a déjà dans son frigo ou son placard des tas de produits à double voir triple emploi (c’est bête, mais jusque là je ne savais pas par exemple que je pouvais nettoyer mes planches à découper avec un citron coupé en deux….!)

Enfin, parce qu’on maîtrise ses produits, on en connait la composante puisqu’on la choisit, et on préserve non seulement soi-même mais la planète également (zéro produit toxique, 100 % naturel, sans déchet puisque recyclage des contenants).

Pour les cosmétiques, le grand avantage est que l’on sait ce qu’on utilise pour sa peau, son corps, en prenant donc des produits sains et non agressifs ou toxiques mais surtout adapté à soi-même. C’est bête, mais si on a un type de cheveux qui ne rentre pas dans les cases des produits du commerce, faire soi-même permet de choisir les produits qui nous seront utiles pour nos cheveux. Cela demande de se documenter, de tester, mais quand on finit par trouver l’association de produit qui va bien, on est pleinement satisfait.
Cela m’a permis pour le moment de réaliser un déodorant (qui est tellement parfait que je l’ai refait une fois terminé !), un après-shampoing, ainsi qu’un baume pour les vergetures et une crème pour le visage, le tout non-toxique, adapté à ma peau, avec parfois 3 fois rien ou de la récup’ pour du zéro-gaspillage et plein de vertu pour moi qui suis notamment mise à rude épreuve avec la grossesse. Si je ne peux pas dire si le baume pour les vergetures remplira le contrat, je sais en revanche qu’il est agréable à mettre, et la crème légère sans aucune réaction désagréable à déplorer depuis son utilisation quotidienne (oui parce qu’on est jamais à l’abri de déconvenue, d’une peau qui réagit mal à certain produit malgré tout).
J’ai d’autre recette en stand by, mais j’attends de finir mes produits pour réaliser la suite.

Pour les produits ménagers, c’est un peu pareil. Plutôt que de mettre des produits toxiques et polluants pour laver son chez soi, on fait des produits maison souvent très simple en terme d’ingrédient, peu coûteux au final (puisque les ingrédients se retrouvent souvent d’un produit à l’autre pour la création) et le résultat est le même mais avec la satisfaction d’avoir une maison propre, saine, non-toxique pour soi et pour la planète. Sans parler de la récup’ de pot, bouteille et bidon, qui amène donc à du zéro déchet en plus d’une consommation moindre.

C’est avec ce genre d’idées en tête que j’ai donc passé le pas.

Seulement voilà, si pour mes produits cosmétiques, je me suis souvent basée sur des blogs dont les recettes, jusqu’à ce jour, m’offrent entière satisfaction, ce n’est pas le cas des produits ménagers. J’ai testé des tas de petite chose trouvée ici et là et eu, hélas souvent bien des déconvenues ! Le pire étant le liquide vaisselle ; j’avais trouvé une recette soit-disant top, et au final, c’était une horreur à l’utilisation, et peu économique vu la quantité que l’on mettait. Du coup, j’ai vite arrêté pour opter pour du liquide vaisselle bio à utiliser avec mes éponges naturelles et mon tawashi maison (qui est en fin de vie et qu’il faudrait que je remplace !). Exit le zéro déchet, mais tout de même moins agressif pour ma peau et plus sain en terme de rejet.

Du coup, quand j’ai vu le livre Greenwashing fabriquer ses produits ménagers des éditions La Plage et certains retours à son sujet, j’ai décidé de passer le pas et tenter ce dernier. Et je ne suis pas déçue de mon achat, je le trouve juste parfait.

Très bien conçu, expliqué de manière ludique pour que l’on comprenne pourquoi on fait ce que l’on fait, il regorge de recettes simples à mettre en pratique, tout comme des réflexes à avoir pour entretenir sa maison de manière naturelle. Élaborer par un docteur en chimie pharmaceutique, Cécile Berg nous livre les clés nécessaires pour nous permettre une meilleure connaissance de ces produits du quotidien qui regorgent de vertu ignorée et font souvent de merveilleux substitut face aux produits ménagers du commerce bourré de produit chimique toxique. En suivant les conseils de ce livre, on peut doucement amorcer une attitude plus éco-responsable, plus économe aussi pour soi, et prendre conscience qu’avoir une maison saine au naturelle n’implique pas tant de travail que ça (en amont un peu, le temps de concocter quelques produits) mais offre des résultats !

A ce jour, je n’ai testé que peu de produit, car avant de pouvoir m’y mettre totalement, il faut encore terminer les produits industriels que j’ai sous le coude (et y’en a !). Ceci dit, j’ai déjà pu tester quelques petites choses, et le reste va vite disparaître avec le déménagement, lors du ménage de l’appartement que l’on quitte et de celui qu’on achète (pour une fois que le déménagement aura un point positif lol).
Néanmoins, j’ai pu feuilleté longuement ce livre, et concernant ce que j’ai déjà testé, je suis vraiment ravie :

  • une crème à récurer pour le lavabo, à base de bicarbonate de soude, de savon noir liquide et d’huile essentielle de citron,
  • une autre poudre désinfectante pour mon évier en inox,à base de bicarbonate de soude, d’huile essentielle de citron et clou de girofle et de savon noir liquide,
  • rempli un vaporisateur de vinaigre blanc car c’est utile pour bien des choses, avec ou sans autre produit complémentaire !
  • j’utilise de l’acide citrique pour la cuvette de mes toilettes et l’entretien de la brosse en même temps,
  • un citron coupé en deux pour mes planches à découper,
  • une pierre d’argile pour mes plaques vitrocéramiques, ainsi que mon four
  • et d’autres petites astuces simples mais assez efficace !

Bon ok il n’est pas immaculé mais il brille le propre pour laver ma salade sans soucis ;)

Pourquoi s’arrêter là ?

Pour rester dans le thème du zéro-déchet, pour ma Petite Mangue, si je compte utiliser des couches jetables (les contraintes des langes lavables…. non merci !), en revanche point de coton pour laver les fesses. Je me rappelle que pour mon Mini-geek la consommation de ces derniers était astronomique : à chaque change, un voir plus selon la couche, pour le visage, les mains etc…. sans parler du coût, je n’imagine pas la quantité de coton que cela a dû faire…. Et il y a aussi les lingettes passé un certain âge… 
Aujourd’hui, cela me paraît juste inconcevable de recommencer, et j’ai trouvé de très pratiques (et jolis) carrés de coton bio lavable pour palier à ce problème. S’utilisant exactement comme des cotons ordinaires avec tout type de produit (eau micellaire, lait etc), me à passer à la machine et réutiliser. Pratique, écologique, économique, zéro-déchet : juste PAR-FAIT ! Je n’ai pas encore passé ma commande (j’ai un peu de temps entre nous) mais mon choix s’est arrêté sur les produits des Tendances d’Emma qui ont l’air d’avoir un retour très positif par toutes les mamans les utilisant.

J’en ai profité pour me noter de prendre, lors de ma commande, des débarbouillettes lavables, pour remplacer les essuie-tout, aussi bien pour bébé que pour la maison en général.

Pour finir, j’aimerai tout de même dire que, s’il est important de prendre conscience des enjeux d’une telle démarche, il ne faut en aucun cas se sentir obliger de changer son mode de vie, ni le faire du jour au lendemain, encore moins pour de mauvaise raison (c’est la tendance, ma voisine le fait etc). C’est avant tout l’envie de « mieux vivre » qui doit nous motiver je pense, car le chemin est long pour revenir sur ses « mauvaises habitudes » (elles ont la peau dures et sont souvent plus simples malgré tout) que l’on a prit en tant d’années de pratique, par manque d’information, fainéantise, manque de moyen, d’envie, et autres raisons.
Tout comme on ne devient pas végan du jour au lendemain (oui bon là c’est clairement pas prêt de m’arriver, j’aime bien trop la viande !!), c’est un chemin long mais loin d’être impossible.
J’aimerai juste que chacun puisse comprendre l’importance de chaque petit geste, du tri sélectif de nos déchets, nos petites économies d’eau, de l’importance d’une consommation globale un peu réduite et tenter de faire un pas à sa façon, dans ses moyens. Je ne donne de leçon à personne, et je suis loiiiiiin d’être parfaite à ce sujet, mais j’apprécie chacun de mes petits gestes sans y voir un vrai « effort » à faire, je suis fière de moi quand je vois que, en quelques années, j’ai considérablement arrêter de dépenser mon argent dans tout et n’importe quoi, en achetant utile (je n’ai plus fait d’achat me concernant en terme de vêtement depuis des mois (années ?!) mis à part quand j’avais besoin de remplacement quelque chose de trop usé) et de meilleure qualité. J’apprécie de me dire que je respecte mieux ma peau, tout comme la nature, par les produits que j’utilise au quotidien.
Bon, je me fais encore plaisir pour ce qui est des dépenses, faut pas croire que je sois devenue la reine du zéro dépense lol mais c’est devenu très rare, peut être aussi simplement parce que je ne manque de rien ♥

Enfin, avoir une telle démarche n’aurait absolument aucun sens si je ne tendais pas à éduquer mes propres enfants avec cette réflexion, et ce soucis de protéger notre si chère planète par tout ces petits gestes du quotidien qui font la différence. Ainsi, mon Mini-geek ne jette jamais rien par-terre, est outré par le manque de civisme des gens qui le font, ramasse des détritus dehors pour les jeter, tri les déchets, apprend à être économe sous l’eau (enfin c’est pas gagner mais on y travaille), respecte et aime la nature (lui qui pourtant ne vit pas à la campagne et n’a pas de jardin, je sais qu’il aimerai avoir le sien comme un petit potager comme chez ses grands-parents, d’ailleurs je lui ai commandé pour ses 8 ans un petit hôtel à insecte à installer chez eux, mais chut, c’est une surprise !) et bien conscient des enjeux malgré son jeune âge.

La conscience de l’état de notre planète s’éveille dès que possible, il n’est jamais trop tard pour bien faire !

Et toi, tu fais des petites choses pour ta planète ? Tu as des idées à m’apporter pour continuer ce petit chemin ? Dis-moi tout !!

 

Zelle
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