[Current Gen] Until Dawn


Si comme moi, tu adores les jeux immersifs, que les QTE ne te rebutent pas, que tu as toujours été un(e) fana des livres dont vous êtes le héro, et que pour toi, le jeu vidéo ça n’est pas que de bourriner des boutons mais aussi et surtout vivre une expérience à chaque histoire où tu t’investies corps et âme, alors j’ai le plaisir de t’annoncer que le digne successeur [selon moi] de Heavy Rain est arrivé….

Alors oui, en fait il est sorti en août 2015, mais je n’ai fait l’acquisition de ce jeu qu’à Noël, puisqu’il se trouve que ce jeu était dans ma chaussette ! Le Père Noël, a défaut de m’offrir un bras bionique (salaud tu perds rien pour attendre !!!), a décidé de m’offrir un jeu-ki-fait-peur à moi la fille qui ne peut pas jouer à ce genre de jeu sous peine d’en devenir insomniaque [et ceci N’EST PAS UNE BLAGUE].

Heureusement, je suis une grande fille responsable qui ne vit pas seule et qui peut donc jouer à ce jeu, à condition que l’amoureux soit présent.

Bref ! J’ai donc reçu Until Dawn, un survival-horror ayant comme décor un slash-teen-movie.

En gros, on joue à Scream [ou Sawn] entre amis, et voilà mon avis.

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Souviens-toi l’hiver dernier.

Until Dawn, c’est l’histoire d’une bande de potes assez bourgeois, qui passent des p’tits week-ends en hiver dans le chalet immense de la famille d’un des leurs. Enfin plus exactement, dans la famille de 2 jumelles et leur frangin. Suite à une blague de jeunes d’assez mauvais goût, les 2 jumelles partent en courant dans les bois, et finissent par y disparaître.
Un an plus tard, cette même bande de potes bourgeois, amputés des deux soeurs portées depuis lors disparues, retournent dans le chalet de l’angoisse pour…. pourquoi faire ? Bah « fêter » la mort/disparitions des frangines bien sûr ! OK c’est pas amené comme ça, et pourtant, c’est bien à cette date fatidique qu’ils retournent tous là bas sous l’invitation du frangin. Ils sont rapidement prit au piège par un mystérieux assassin qui semble sévir dans les parages, et décimés les uns après les autres…. ou pas.

Le Slash-movie dont tu es le héro

Ce jeu a donc les ingrédients d’un bon slash-movie : une bande de jeunes un peu idiots (avec des vrais problèmes de jeunes quoi, des histoires d’amour, de tromperie, de mesquinerie et jalousie à tout va), un huit clos total (plus de réseau dans la montagne, la tempête de neige, plus moyen de redescendre de la haut…), des morts brutales, des courses poursuites, du sang, et de la terreur à tout les couloirs. Until Dawn propose d’incarner tour à tour chaque protagonistes de l’histoire, vivant ainsi sa partie de l’aventure. Ici, comme dans les slash-movie, on suspecte tout le monde d’être le tueur (enfin juste nous, pas eux logique), sans vraiment savoir finalement s’il fait parti du groupe puisqu’au fur et à mesure, on incarne tout le monde, et on voit parfois un potentiel suspect mourir par notre faute…. Cependant, ça ne m’a pas empêché de croire tout le monde coupable, la faute à Heavy Rain (comprenne qui pourra). Comme dans un bon vieux Scream donc, on aura vite fait de se retrouver dans des situations improbables, à courir pour notre peau, à faire des choix à la hâte, pas toujours les plus réfléchis, et à subir le fruit de nos choix…
Petite satisfaction néanmoins, on peut enfin s’offrir le luxe de faire des choix intelligent du genre : RESTER GROUPIR !… même si au final ça n’empêche pas de mourir lol

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Survivre … en amitié.

Là où Until Dawn se démarque d’un Heavy Rain pourtant bien huilé, c’est par le fait que les personnages ont chacun un taux d’affinité pré-défini qui changera au fur et à mesure de nos choix les concernant. En effet, si au départ on a un taux d’amitié très grand avec notre petite amie, faire les mauvais choix fera dégringoler ce taux (en prenant la défense de son ex par exemple)… et du coup, exit les câlins devant la cheminée (comment ça t’as deviné que c’est ce qui m’est arrivé ?!?!). Bien entendu, cet exemple n’est pas bien grave. Sauf que dans l’aventure, créer un froid avec d’autre personnage peut avoir des conséquences bien plus importantes, jusqu’à ce que ces derniers nous laissent sur la touche quand on un besoin VITAL de leur aide. Ainsi, on peut être amené à mourir non pas parce qu’on a raté un pauvre QTE, mais parce qu’on a pas était « cool » avec quelqu’un, et que ce dernier se venge en ne nous sauvant pas la mise, nous menant à notre perte…

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Pas bouger !

Autre petite nouveau : la notion de « Don’t Move ». Lors de certaine phase, il sera demander de ne plus faire bouger la manette d’un pouce. Cela permet au personnage de se tenir immobile, comme lorsque l’on tente de se cacher sous un lit pour échapper au tueur. Un curseur en bas de l’écran s’affiche alors, nous demandant l’immobilité la plus totale. Ensuite, il faut tenir ainsi quelques loooooongues secondes. Evidemment, je ne t’apprends rien en te disant que l’échec peut avoir de grave conséquence (là encore, j’en sais quelque chose….).

Vivre ou mourir, il faut choisir.

Bien entendu, il est toujours question de choix : dans les dialogues, ce qui implique donc sur les affinités avec les autres futures victimes potentieles, mais également dans l’action, entre prendre le chemin le plus court et dangereux, ou le plus long mais « safe ». Parfois ce genre de choix se fait sans contrainte, d’autre fois, on a que quelques secondes pour choisir. Ce genre de choix étant sous pression (souvent parce que l’on est poursuivi) le temps imparti est très court, et dans ce genre de situation, autant dire que notre cerveau ne fait pas toujours les choix les plus cohérents ! Un regret tout de même, parfois certain choix sont totalement le fruit du hasard, entre prendre à gauche ou à droite, on a clairement aucune indication qu’un chemin est plus safe qu’un autre, et pourtant… C’est assez réaliste, mais en même temps une sorte de fatalité qu’on apprécie pas toujours, le sentiment que l’on meurt bêtement, sans avoir vraiment pu choisir sur ce coup là.

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Réveilles le Sherlock Holmes qui est en toi.

Le jeu ne donne quasiment rien de lui-même sur le contexte, les dessous de l’histoire, l’histoire des soeurs également, et pour une bonne raison : tout les éléments permettant de connaître le fin mot de l’histoire sont disséminés dans le jeu sous forme d’indice à trouver, et consulter. Ainsi, plus on trouve d’indice, plus on fait le lien entre les évenements d’il y a un an, et d’autre passé il y a encore plus longtemps, et le lien commun avec la raison pour laquelle un psychopathe tente de tous nous tuer. Du coup, si à la fin du jeu on a quand même la lumière sur bien des choses, ce n’est qu’en récoltant le tout qu’on aura alors la cartographie de l’histoire. A noter également une petite vidéo à « reconstituer » comme dans Assassin’s Creed, où à force d’avoir des indices, la vidéos bouchera les trous pour se compléter avant de pouvoir la lire dans son intégralité.

Donnes-moi ton Totem, je te dirai si tu vivras.

Parmi les indices à ramasser ici et là, le jeu propose un système de Totem à ramasser, vestige des indiens d’autrefois, et qui nous donnent des visions dites « flash foward » qui ne durent qu’une seconde mais donne un indice crucial sur ce qui suivra une action.  Il existe 5 types de Totem  :  de mort, de chance, de danger, de perte ou de conseil. Ces indices sont extrêmement utiles, et m’ont permis plus d’une fois de faire des choix qui m’ont permis de potentiellement sauver mes personnages. Un peu « cheaté » mais pas du luxe, vu comment la mort est partout.

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Des guest de folie, dans un environnement bien fourni.

Qu’on se le dire, la révolution du motion capture n’est plus une révolution, et aujourd’hui on a droit a des jeux aussi beaux que leur personnages, fidèlement recrée et à la gestuelle quasi-parfaite. A noter des personnages connu, notamment Hayden Panettiere [Heroes] la plus célèbre des Cheerleader dans le rôle de Sam, ou encore Peter Stormare [Fargo], qui incarne un psychiatre, le Dr Hill, et qui est tout simplement parfait dans son rôle. Inutile de dire que pour apprécier ce jeu, il faut le jouer en VOSTFR, cela me paraît évident.
Le jeu est quant à lui digne de la PS4, avec de beaux décors intérieurs, un peu vides en extérieur, mais en même temps que peut-on espérer voir dans la montagne la nuit, ou dans des grottes ? Certaines textures sont parfois inégales, mais les expressions des personnages sont tellement bien rendues et rendent le jeu tellement plus immersif qu’on pardonnerai tout le reste.

Une Replay-Value qui manque un poil d’intérêt.

Une fois le jeu terminé, et fait le constat de ses pertes, il est évident que l’on a envie de recommencer le jeu pour pouvoir sauver ceux que l’on a pas pu sauver, voir d’autre choix à d’autres moment, et ramasser les indices que l’on a raté. Seulement voilà, le jeu étant ce qu’il est, l’intrigue, une fois découverte, perd tout son charme. Du coup, une fois que l’on a découvert toute la « vérité », on ne peut plus se faire avoir deux fois sur certains moments clés du jeu, et l’effet de surprise n’étant plus là, on refait le jeu uniquement pour débloquer un max de fins possibles. Cela enleve l’intérêt premier de ce jeu, et si Until Dawn tient bien son rôle de Slasher movie intéractif, il n’a en revanche pas vraiment le goût d’y reviens-y.

Mais alors… Pourquoi devrais-tu jouer à Until Dawn ?

Parce que si tu as envie de te faire peur, pas comme avec un Project Zero, mais plutôt avec un jeu plus joli et plus punchy, alors Until Dawn est pour toi.

Ce jeu est une aventure à vivre, un challenge également (celui de faire survivre tout le monde, car c’est possible !), un titre qui a été a bonne école en respectant toutes les règles des bons slasher movie, avec tout les ingrédients classiques qui font sursauter quand il faut et comme il faut, les courses poursuites effrénées, à devoir éviter les tonneaux, jeter tout ce qu’on trouve, se cacher, et prier en silence…. bref tout les ingrédients d’un bon Scream à la différence que vous êtes aux commandes.

On pourra bien regretter qu’il s’agisse là de jeunes adulte pas  forcément très futés, et pas tous très attachant, mais cela ajoute aussi à notre volonté de vouloir en sauver certains, et se dire « fuck » pour d’autre.

J’ai fini ce jeu en en moins de 10 heures mais j’y retournerai pour tenter de trouver tout les objets ratés, et faire mieux (j’ai laisser mourir   3 personnages et demi [oui parce que le demi n’est pas un personnage à proprement parlé, mais une perte quand même que j’aurai pu éviter], pas si pire, pas si bien). Après, je pense qu’il ira sagement se poser avec tout nos autres jeux, pas loin de Heavy Rain, car il s’agit là d’un digne petit frère du genre. Alors, avis aux amateurs, foncez !

AshGun_800

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