Mad Max – Fury Road

Je pourrais vous mettre d’emblée le synopsis de Mad Max – Fury Road, puis vous donner mon avis sur ce film tout juste sorti dans nos salles obscures.

Je pourrais oui. Mais je n’en ferai rien, car je n’en ai pas envie. Parce qu’avant même de savoir de quoi ça s’agit, il faut savoir de où que ça vient.

Such a lovely day

Mad Max, c’est d’abord le premier film Australien réalisé par George Miller, a petit [nano] budget sorti en 1979, à la recherche du succès. Dans ce film, nous avons droit à un Mel Gibson, jeune et…. mauvais. Ô combien mauvais. Dans le genre zéro expression, un peu paumé, style « j’ai vu de la lumière sur vot’ tournage alors j’me suis pointé« . Paumé le Max.
Mais Mad Max, c’était surtout un univers, une petite idée, puis une grande ambition, ralenti par un budget trop maigre et une époque où les effets spéciaux ne poussaient pas sur les arbres (non parce que vu les films d’aujourd’hui, où on met des effets spéciaux à tout va, on a l’impression que même les arbres sont sur fond vert…).

Alors… Mad Max c’est quoi ? L’histoire d’un type, Max, qui devient Mad. Alors oui, il le devient, il ne l’a pas toujours été. Avant, c’était un chic type, un bon père de famille, un époux aimant, un collègue sympa toussa toussa. Mais, dans un monde post-apocalyptique, où les gens se battent sur les roads au volant de voitures et bécanes improbables, il fallait bien des bons flics aguerris et pilote de F1 pour stopper la racaille. Max, c’est un de ces gars. Mais sa hardiesse, sa fougue et sa quête de justice, vont le conduire à sa perte : la mort de sa femme et sa fille, tuées sur la road par des vilains bikers.
Alors oui, je vous ai volontairement spoilé la fin de Mad Max premier du nom. Mais je vous épargne ainsi ce TRÈS MAUVAIS FILM. Car il ne s’y passe pas grand chose, on s’ennuie, et surtout on attend que Max soit Mad, parce que c’est tout de même un peu beaucoup le propos du film. Mais ce que l’on a oublié de nous dire, c’est qu’il ne devient mad qu’à la fin ! Escroquerie honteuse !

Mad Max 1

« Hey merde… mais qu’est c’que j’fous là moi ?! »

Alors j’exagère à peine, mais au final il faut voir ce premier film comme une pré-quel, histoire de comprendre pourquoi le 2 puis le 3 verront le jour, films bien plus méritants, avec un Max plus Mad que jamais, des moyens plus présents, un acteur plus convaincant : Mad Max était né.
Plus de 15 ans après le dernier film de cette saga, une sorte de « reboot » voit le jour, mais avec cette fois son même réalisateur d’origine, prêt à donner un second souffle à son oeuvre, et de manière ô combien spectaculaire.

Revenons donc à nos moutons, soit Mad Max : Fury Road, dont voici le synopsis :

Hanté par un lourd passé, Mad Max estime que le meilleur moyen de survivre est de rester seul. Cependant, il se retrouve embarqué par une bande qui parcourt la désolation à bord d’un véhicule militaire piloté par l’Imperator Furiosa. Ils fuient la Citadelle où sévit le terrible Immortan Joe qui s’est fait voler un objet irremplaçable.
Enragé, ce Seigneur de guerre envoie ses hommes pour traquer les rebelles impitoyablement…

Vous n’avez pas vraiment besoin de plus d’élément à vrai dire, l’histoire est très basique, mais fonctionne parfaitement pour un genre de film qui ne se veut que nerveux, rythmé, intense.

Car c’est le mot que l’on retient de ce Mad Max, 4ème du nom. Pas le côté Mad, même si le film est totalement barge, mais le côté intense. Il s’agit là de 2h de course quasi non-stop, au rythme de tambour battant et de guitare électrique, au rythme des pots d’échappement qui fument, des flammes qui jaillissent…

Guitar Hero

Histoire « d’ambiancer » les grandes virées, Mad Max a trouvé mieux que la radio à fond la caisse, fenêtre ouverte…

Mad Max : Fury Road, c’est la démesure cinématographique, la vraie, de celle qui ose tout, toujours plus loin, toujours plus fort. Là où nous, pauvres spectateurs blasés par les films qui passent et se ressemblent (surtout en terme de films d’action, encore plus impliquant des véhicules), Mad Max fait le pari fou de tout balayer d’une main, et remettre les compteurs à zéro dans le registre du genre, et en prouvant qu’il est encore possible d’innover et d’offrir le jamais vu que tout le monde attend :
Cascades époustouflantes, sans (ou si peu) d’effets spéciaux, tout à l’ancienne, avec de la vraie tôle froissée, abîmée, détruite, de la vraie sueur sur les fronts, du vrai, pour notre plus grand plaisir.

Mad Max : Fury Road, c’est des acteurs qui se donnent, qui jouent leur propre vie, qui deviennent pendant deux heures les proies d’un rythme interminable.

Hannibal Lecter

Tom Hardy projette de tenir le 1er rôle dans le prochain reboot d’Hannibal Lecter….

Mad Max : Fury Road, c’est la folie d’un monde qui nous échappe, qui nous effraie, qui se veut un futur horrible, où les clans de motards, les sectes et autre cannibales s’affrontent dans le désert à perte de vue pour de l’eau et de l’essence – denrées rares et seules monnaies d’échange – dévoilant le plus laid côté de l’humanité, dans ce que la survie peut pousser à faire de plus ignoble, et où chaque personne perd pied ; mais toujours une folie raisonnée, une folie qui prend du sens, sans forcément nous dire les choses avec les mots qu’il convient.
De nos jours, il faut bien souvent « expliquer » par des scènes détaillées, des dialogues fouillés (et tellement pensés qu’ils en perdent leur naturel) les actes ou les raisons des choix de certains personnages. Mad Max prend le parti de ne distiller chacune de ses raisons propres à chaque personnages fort du film que par le biais de petites scènes qui semblent sans importance, mais pourtant pleines de sens et/ou de valeur. Nul besoin d’en dire plus, le spectateur sait, et comprend. Car non, nous ne sommes pas encore totalement décérébrés.

Mad Max : Fury Road, c’est la violence à l’état pure, la plus abrupte, la plus franche, la plus sauvage et démuni d’aucune humanité, sans chichi, mais la saleté dans le propre; ici, on se tape, on se fait mal, mais il n’y a pas de place pour les gerbes d’hémoglobine ou le gore pour le gore. Des gens finissent broyés, déchiquetés, écrasés par des véhicules roulant à tout azimut, mais sans jamais n’être que suggéré, et jamais ni sale ni réducteur, encore moins vomitif.

Mad Max : Fury Road, c’est ne laisser la place à aucun détail, rien n’est jamais du au hasard, aucune action, aucune scène, aucun acte.

Mad Max : Fury Road, c’est l’aboutissement de 15 années d’attente, à vouloir faire CE film aussi dantesque qu’exigeant, mais possible aujourd’hui grâce au moyen technique mis à disposition et a des moyens financiers tout autre. C’est un rêve de fou transposé à l’écran, pour le plaisir jubilatoire des spectateurs et le plaisir démesuré de George Miller.

Acrobatique

Oubliez le cirque du soleil, Mad Max c’est pareil, mais en mieux !

Mad Max : Fury Road, c’est bien plus qu’un divertissement, c’est un cinéma d’action à son apogée, l’apothéose, mélangeant beauté artistique, musique orchestrale et épique, adrénaline et vertige, acteurs impliqués.
Et quand on ressort de la salle, on se dit que 2h, c’était bien trop peu.

 

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