Complainte d’une impatiente

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[Note de l’auteure : cet article au départ devait être fait sous forme de vers, d’où le titre de complainte, puis finalement… finalement ça a changé. Mais comme j’avais déjà fait ma p’tite photo d’illustration, j’avais pas envie de changer le titre, et comme surtout, je fais tout qu’est c’que j’veux sur mon blog, ça reste comme ça et picétou !]

Je ne sais pas attendre.

On dit que la patience est une vertu, je ne dois pas être quelqu’un de très vertueux donc. Car je ne sais pas attendre.

Personne ne m’a jamais proposé de m’apprendre, ni de me donner les clés de l’attente, et le résultat est que je suis devenue une grande impatiente.

Illustration (par les mots bien sûr, je n’ai aucun talent artistique et illustrer par des bonhommes-bâtons c’est moyen) :

  • J’aime pas attendre le lundi matin, qu’arrive le vendredi soir. C’est trop loin, le chemin qui me sépare de ce moment salvateur parsemé d’embûches. J’ai même parfois l’impression que je n’y parviendrai jamais. Et quand finalement, j’y parviens, en un clignement de yeux me revoilà lundi. Franchement, ça valait bien la peine d’attendre.
  • J’aime pas attendre des mois le retour de ma série préféré, sous prétexte qu’il leur faut des mois pour la tourner (ils peuvent pas tourner non-stop comme dans les Feux de l’Amour ?!). Et j’aime encore moins attendre des mois quand le dernier épisode se termine avec une fin relativement moisie (on en parle de The Walking Dead avec la fin de sa saison 6 très attendue par genre LA PLANÈTE ENTIÈRE -et même au-delà j’en suis sûre- et qui te laisse là, les larmes aux yeux, le coeur en panique, dans la détresse émotionnelle la plus totale et sans autre solution que d’attendre 6 mois ?!). Déjà que c’était long d’attendre 6 jours entre chaque épisodes… Alors 6 mois…
  • J’aime pas attendre dans les files d’attente, ou chez le docteur. Surtout chez le docteur. Parce que, dans la file d’attente, tu n’a pas vraiment d’idée précise de quand tu vas passer, c’est un peu le plaisir (?!) de l’aléatoire, toi et ta chance, et la loi de Murphy. Mais chez le docteur, tu prends un RDV à une heure précise, dont tu sais que ce dernier ne la respectera JAMAIS. Un peu comme si cela faisait partie du jeu. Tu prends un RDV pour 13h mais tu sais que tu ne seras pas pris avant 14h. Seulement, si tu prends le risque de venir plus tard pour être malin mais que par le plus grand des malheurs ton docteur n’est pas si en retard que ça, soit tu te fais renvoyer chez toi avec tes microbes, soit tu dois attendre qu’il puisse de prendre « entre 2 consultations » comme si t’étais venu à l’improviste. Du coup, tu veux pas que ça arrive, tu viens à l’heure (voir en avance parce que t’es maso) et tu attends.
  • J’aime pas attendre que mon assiette refroidisse pour goûter le bon petit plat qui me fait de l’oeil. Résultat : je me brûle souvent la langue, car, comme je l’ai dit 2 secondes avant à mon Mini-geek qui allait se jeter dessus, c’est chaud. Mais moi, je sais pas attendre. Et j’ai ma’ à ma ‘angue.
  • J’aime pas attendre 9 mois quand on fait un bébé, pour voir la frimousse qu’il aura. Quand j’étais enceinte de mon Mini-geek, il était tellement bien au chaud qu’il ne voulait pas sortir, et non seulement j’ai attendu jusqu’à 9 mois, mais là encore il n’était toujours pas là et il a poussé jusqu’à presque 4 jours de plus. Dis comme ça, 4 jours c’est rien, mais quand ça fait déjà presque 9 mois que tu attends, c’est là les 4 jours de trop !
  • J’aime pas attendre quand je réchauffe quelque chose au micro-onde. Voir les secondes défiler, lentement, alors qu’on sait pertinemment que c’est court, des secondes. Mais quand on les observe défiler, on a l’impression qu’elles durent beauuuuuuuucoup plus longtemps…. beauuuuuuucoup plus. Beaucoup trop (des secondes Duracell)…
  • J’aime pas attendre quand j’ai quelque chose de super chouette de prévu à une certaine date, que cela arrive, et j’aime encore moins plus je m’en approche… Par exemple notre prochain week-end à Florence. Il est prévu et bloqué depuis des mois (genre octobre 2015 ?), ça me paraissait très très loin, mais plus ça approche, moins j’ai la patience d’attendre, parce que j’aimerai que ça soit maintenant là tout d’suite, histoire de m’aérer l’esprit. Mais je dois encore attendre de longs jours (qu’est ce que c’est comparé aux longs mois tu me diras ? Bah c’est le bout du monde pour moi !).
  • J’aime pas attendre pendant les temps de chargement dans les jeux vidéo, et encore moins quand en plus de devoir attendre, les gars ils ont même pas pensé à au moins faire un écran sympa avec de jolies illustrations ou artwork, ou afficher des infos sur le jeu. Non, juste un écran noir à l’ancienne avec un petit et discret « loading » ou « chargement » en guise de compagnie d’attente avec le sobre logo du jeu. Et le summum, c’est quand tu as une barre de progression ou un pourcentage d’avancement et qu’il avance hypra-supra-lentement… presque à reculons. Limite tu vas poser ta règle sur l’écran pour voir si la barre elle avance ou si c’est pas planté en cours de route (ce qui est possible, surtout sur PC – c’est du vécu cherches pas).
  • J’aime pas attendre des réponses de gens « importants » genre le RH que tu as rencontré pour un entretien d’embauche, l’agent immobilier pour un achat/location de bien. Tu as passé l’entretien (pour le boulot ou pour le logement) et tu attends donc une réponse. T’as tout donné, et franchement, c’est juste impossible qu’il existe quelqu’un de mieux que toi sur Terre. Donc, forcément, ils vont te choisir (ou te filer le logement). Mais plus les heures/jours/semaines [là faut t’inquiéter quand même] passent, moins tu le sens… Fatalement, tu te fais des films, t’en rêves la nuit, finalement y’a peut être bien des gens aussi bon que toi sur le marché, et peut être que ton dossier pour le logement il est pas si béton que tu le pensais. L’attente te ronge, pourtant c’est pas le job/logement de ta vie, si c’est pas celui-là ça sera un autre, t’es pas prit au dépourvu alors tu devrais t’en fiche autant que de la dernière cuite de Justin Bieber. Tu devrais oui, mais non, parce que c’est pas tant de l’avoir ou non qui t’importe, c’est d’avoir une réponse. Et comme t’es impatient, tu sais pas attendre, alors ça te hante jour et nuit.
  • J’aime pas attendre quand je dois recevoir des invités, et qu’ils se sont perdus dans une faille spatio-temporelle. Ca fait 2h qu’ils t’ont dit qu’ils sont sur la route, ils habitent à moins de 20 km de chez toi, mais ils sont toujours pas là. Du coup, t’as tout préparé, et plus t’attends, plus le stress monte comme si t’attendais la Princesse de Monaco et plus tu perds patience, moins tu les aime (la Princesse de Monaco ?) et plus t’as envie de tout manger sans eux (bah oui parce que forcément t’as fait un festin de roi pour les recevoir) et leur ouvrir la porte -s’ils arrivent un jour- pour leur dire que t’as tout mangé (avec encore un peu de miette du gâteau sur le coin de la bouche) et que c’était très bon, merci, au revoir. Heureusement, tes amis sont toujours ponctuels, ouf !

 

Bref…

 

J’suis une grande impatiente. Et toi ?

Zelle
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3 commentaires sur “Complainte d’une impatiente”

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