[Série] How to get away with murder…

…ou comment troquer les blouses blanches de Grey’s Anatomy contre des tenues de magistrats.

Sans être une sériovores, j’adore regarder des séries lovée dans mon canapé. J’aime encore plus ça, quand c’est une série que j’accroche avec l’Amoureux.
Notre dernier coup de coeur en la matière est How to get away with murder, honteusement nommée Murder à la télé française (mais accessoirement plus pratique et plus court j’en conviens).
J’avais entendu parlé de cette série lors de son démarrage aux US, notamment parce qu’il s’agit là d’une autre série faites par la célèbre Shonda Rhimes, mais sans plus grande curiosité que cela, malgré les retours assez positifs. Il aura fallut presque 2 ans pour que la série vienne à moi, par le biais de ma soeur et de ma « collègue d’en face » !
J’ai profité de la diffusion sur nos chaînes françaises pour jeter un oeil aux 2 premiers épisodes, et je suis tombée dedans… J’ai vite engrené l’amoureux, et en à peine un mois, nous avons vu les deux saisons….

Retours sur les raisons qui font que regarder How To Get Away With Murder est une idée qu’elle est bonne.

Bandeau HTGAWM

How To Get Away With Murder (HTGAWM), de quoi ça s’agit ?

La série raconte l’histoire d’Annalise Keating, professeur de droit et avocate renommée à la tête de son propre cabinet. Chaque année, quelques-uns de ses étudiants ont le privilège de travailler dans son cabinet. Mais un jour, ces derniers sont impliqués dans un meurtre… [source Wikipedia]

Voilà le très court synopsis de la série. Nous avons donc Annalise Keating à la tête d’un cabinet d’avocat, ses deux sous-fifres (comprendre avocats ratés) que sont Bonnie and Clyde [ok elle était facile celle-là] et Franck (♥) et ses 5 esclaves qui sont les 5 étudiants qui auront l’honneur [malheur] de travailler pour elle (et nommés les Keating 5, un nom digne d’un boys band des années 90…). Si chaque épisodes comprend chaque fois une nouvelle affaire, où le cabinet Keating prend la défense d’une personne lambda, accusée d’un crime quelconque, et qu’on suit ses pérégrinations pour faire innocenter son client (dont on se fiche éperdument de savoir s’il est vraiment et totalement innocent ou non – là n’est pas la question finalement), nous avons en parallèle un fil rouge qui est donc le crime qui semble avoir été commit par 4 de nos 5 étudiants, et dont on ignore tout. La série fonctionne avec une première partie se déroulant dans le présent mais avec des sortes de flashfoward sur le meurtre qui se déroulera dans 2 mois. En milieu de saison, le présent et le « futur » se rejoigne pour faire la lumière sur le meurtre, et l’histoire continue jusqu’à la « conclusion » finale sur le meurtre en question, et toutes les réponses que l’on attend… enfin presque.

8 differences

How To Get Away With Mytho…

…ou comment te faire mindfuck à chaque épisode.
Dans HTGAWM tout le monde ment, parce que c’est de coutume de mentir, limite comme une religion. Quand tu débarque dans la vie du grand Gourou Annalise Keating, tu jure fidélité et de mentir au moins 1 fois par jour minimum.
Du coup, tout le monde ment, et tout comme les personnages, au fur et à mesure que la série avance, tu finis par douter de TOUT et de TOUT le monde (je parle dans la série. Si cela s’avère le cas dans ta vie, soit il faut que tu changes tes fréquentations, soit il faut que tu consultes car cela s’appelle de la paranoïa. De rien.).

« Il n’y a plus de Nesquik, je suis sûre que c’est Wes qui a tout fini, je l’ai vu cette nuit aller taper dedans avec sa cuillère ». « Mais est-ce que ça ne serait pas plutôt TOI qui aurait mangé tout le Nesquik, et accuses maintenant le pauvre Wes ?! ». « Ou alors, tu dis ça, mais tu sais très bien que ce n’est ni Wes, ni toi, mais quelqu’un d’autre que tu veux protéger ! ». Au final, tout le monde s’accuse d’avoir manger le Nesquik, alors qu’en fait, il s’agissait de chocolat Poulain. Mais surtout, tout le monde s’est fait mindfuck au passage.

Nesquik

C’est du Shonda Rhimes. Tout est dit. Ou presque.

Parce qu’elle a sa marque de fabrique, si on aime les séries de Shonda Rhimes (Grey’s Anatomy ou Private Practice, pour ne citer que celle que j’ai regardé tout ou partie), on aimera forcément HTGAWM. Les personnages sont assez caricaturés, pour certains torturés, avec un lourd background (l’orphelin, le fils à papa, la bourgeoise issue d’une famille qui baigne dans le « milieu », la « pauvre » qui rêve de devenir une bourgeoise, le gay phobique de l’engagement, et j’en passe…. mais saches que tous les personnages ont leur lot de pathos, tout l’monde y passe !) et des caractères pour la plupart bien trempé, avec en tête de liste le personnage d’Annalise, dont je reparlerai.
Également, comme dans toutes ses séries, les personnages ont une vie sexuelle très épanouie (pour ne pas dire libérée) et au centre de leur préoccupation. Ainsi, on aura encore et toujours du sexe partout, dans tout les lieux possibles, à n’importe quel moment, même les plus inadéquates, car après tout, il n’y a rien de mieux qu’une partie de jambes en l’air pour oublier qu’on a un cadavre sur les bras à cacher…
Les situations d’attirance, d’alchimie, de désir, se présentent à tour de bras, et on en vient même à un moment à se demander qui n’a pas encore couché avec qui et deviner qui couchera bientôt avec qui…. On aime, ou on aime pas, mais cela signe la marque de fabrique de Shonda, indubitablement.

Sexquik

Une série où se pose des tonnes de questions, où on a peu de réponses…

…mais où quand on obtient des réponses, c’est pour poser d’autres questions !
C’est de cette manière que l’intrigue avance, parsemant l’histoire d’interrogation, laissant des zones d’ombres volontairement, balançant des dialogues à demi-mots, pour que chacun s’interroge et élabore des hypothèses. Et quand les réponses finissent enfin par arriver [ et que t’es donc là à crier à ton amoureux/se que « TU VOIS, TU VOIS, J’AVAIS RAISON !!!! »], ce n’est que pour ajouter d’autres questions encore plus perturbantes…
La série s’apparente presque à une sorte de Cluedo télévisuelle donc(j’adorai ce jeu petite), ou chacun tente de comprendre qui est le meurtrier, pourquoi, il a fait ça, comment… et ensuite comment il va pouvoir s’en tirer.
Parce que si la série s’appelle How to get away with murder c’est pour deux raisons à mon sens : la première parce qu’il est question de cours de magistrature dans un cabinet d’avocat de la défense et que l’on apprend à disculper son client pour qu’il échappe à une condamnation, la seconde parce qu’il est question de réussir à éviter la case prison après avoir tué quelqu’un [et toucher 20 000€], en dissimulant les preuves, utilisant toutes les ressources possibles et inimaginable et mentant à tout azimut pour passer dans les mailles du filet…

En gros, plus on regarde cette série, plus on devient aguerri en matière de meurtre, maquillage de scène de crime, mensonges et dissimulation de preuves…
Cette série combinée à Dexter donnerait-elle le combo parfait pour devenir un serial killer ?! Ce serait comme de dire que jouer à Left 4 Dead permettrait d’être aguerri en cas d’attaque zombie… quoi que… Hum…

Annalise théorie

Viola DAVIS, alias Annalise KEATING, actrice principale…

…et incontournable, voir vitale, à la série.
Son personnage, fort de prime à bord, révèle au fur et mesure ses fragilités, ses angoisses, ses faiblesses. Ces mises à nue sont de vraies prouesses d’actrice de la part de Viola DAVIS, qui n’a jamais peur de se montrer telle qu’elle est, et par là je pense notamment aux scènes où cette dernière s’affiche sans maquillage ni artifice.
Sa capacité à jouer des émotions différentes révèle son talent d’actrice que je respecte énormément. Le personnage d’Annalise est complexe, ni ses étudiants ni nous-même n’arrivons vraiment à savoir qui elle est, ce qu’elle veut, manigance, ce qu’elle est prête à faire, jusqu’à quel point, quand elle est vraie, quand elle est fausse, à lire ses mensonges et à croire ses moments de faiblesses réellement et pas une nouvelle manière d’abuser de la confiance des autres… Jouer un tel personnage, aussi insondable, demandait une actrice capable de porter ce rôle, et Viola DAVIS le fait à merveille.

A mon sens, cette série ne serait ce qu’elle est sans Viola DAVIS dans le rôle parfait de Annalise. Et je me permets d’ajouter que si tu n’as pas vu le film « la couleur des sentiments », il faut impérativement réparer cette erreur (et lire le livre également) car Viola DAVIS y est juste incroyable et criante de vérité.

Annalise liar

Paies ton cliffhanger en fin de saison, et prends ton mal en patience…

…ou comment créer le besoin de savoir, et rendre addict ton audimat.
On l’aura compris, les scénaristes nous tiennent, et pas qu’un peu. Ils savent comment nous fidéliser (tout  en nous achevant un peu au passage) en terminant une série, sur un élément nouveau, inattendu, et amenant à bien des interrogations, où la réponse ne peut se trouver que dans un seul endroit : la prochaine saison.

Car oui, sur les 2 uniques saisons de HTGAWM, le dernier épisode se termine invariablement sur un événement aussi inattendu que fou, qui te laisse dans un état de détresse mental élevé, où les prochains mois à attendre vont te sembler des années.

« Mais qui a tué le colonel Moutarde à la fin dans la dernière seconde ultime ?! » Tu le sauras dans le next épisode dans genre …. 8 mois environ ? Kill me right now.

Why shonda

Des intrigues pas toujours très très crédibles…

…mais hey ! Souviens-toi, c’est made by Shonda Rhimes !
Alors niveau crédibilité on repassera. Qui est celle qui fait que dans un hôpital lambda il se passe des tempêtes destructrices, des explosions de bombes, des prises d’otage, des crash d’avion et j’en passe ? Alors plus rien ne m’étonne… Ici, les rebondissements sont légions, mais parfois trop tiré par les cheveux. Les coïncidences n’en sont jamais vraiment, et quand elles en sont, elles sont tellement orchestrées qu’on les voit parfois venir sans longue vue.
C’est un peu dommage parce qu’à vouloir aller loin dans l’intrigue et les rebondissements, la série et l’histoire perd en crédibilité. Autant quand je regarde TWD, la crédibilité de l’histoire importe peu puisqu’elle part du postulat que le monde est victime d’un virus faisant se réveiller les morts ; partant de là, on peut tout se permettre. Mais dans une série ancrée dans le réel, on attend un peu de cohérence. Mais une grande part de chance entre souvent en jeu, comme par exemple tout au début de la série, où les Keating 5 se retrouvent avec un cadavre caché dans un tapis, tentant de partir du lieu du crime ni vu ni connu, et se faisant interpeller par un policier. Heureusement, un petit mensonge appuyé par des jeunes qui attirent l’attention du policier, et les voilà sauvé in-extremis. Joli et grossier timing. Mais ce n’est hélas pas le seul, et ce genre de situation a tendance à se reproduire trop souvent, montrant un petit manque d’originalité par moment, il faut l’avouer.

Intégration foret

En résumé…

Tu l’auras compris, j’ai beaucoup aimé ces 2 première saisons, même si j’ai préféré la première, pour son intrigue et la nouveauté qu’elle procure. Passée cette dernière, on connait les mécanismes de la série et on se laisse forcément moins surprendre, ce qui est un peu dommage et en même temps logique.
Les trop gros rebondissements de la seconde saison m’auront parfois perdue, ou laissée songeuse quant à l’utilité de trop en faire sur certain personnage (Wes plus particulièrement, dont on se doute dès le début de la série qu’il est important, mais là, c’est carrément too much…). Je ne pense pas que ce développement soit nécessaire à la série, mais j’attends maintenant de voir ce que la saison 3 peut amener de nouveau, avec tout d’abord les réponses à nos questions laissées en suspens, mais aussi quel nouveau crime sera le fil rouge qui pourra encore tenir en haleine…

Ma plus grande crainte finalement, c’est que la série s’essouffle aussi vite qu’elle a pu se montrer très bonne, la faute à une originalité qui n’en est plus une, une fois la première saison achevée. Shonda Rhimes saura-t-elle se renouveler avec succès ? Réponse en septembre 2016… En attendant, si tu n’as pas encore vu la série, tu as quelques mois pour te rattraper !

Frank bucheron

 

Zelle

 

 

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