Les « Zéros-Sociaux », et moi, et moi, et moi ♫

réseaux-sociaux bande

Force est de constater que je n’ai pas publié depuis quelque temps, et que mon blog était en mode silence radio. Je pourrais me donner des tas d’excuses, mais la vérité, c’est que je n’avais juste PAS ENVIE de blogguer.

Tout comme parfois, j’ai des tas de choses à écrire, envie de partager des choses et d’autres, là c’était plutôt l’inverse. Et cela va de paire avec une réduction de mes actions sur les réseaux sociaux : quasi plus de photos sur mon compte Instagram (où je ne vais même plus en fait, ou si peu), ni de passage sur Facebook hormis des moments furtifs pour voir les news du web. Cela ne veut pas dire que je ne vis plus, encore heureux (!!), c’est peut être même plutôt l’inverse ; JE VIS AU DEHORS DU VIRTUEL.

J’ai fini par être un peu « dégoûtée » de ce que Facebook offre, à savoir du voyeurisme volontaire ou non (de moi vis à vis des autres, des autres vis à vis de moi), cette envie (= besoin ?) de partager le moindre de nos faits et gestes, et j’ai fini par faire une overdose.

Facebook, cet ami qui te veut du bien (mais pas que).

J’aimai l’idée de partager avec mes proches, et mes moins proches, mes états d’âmes, souvent sur le ton de l’humour, rarement de manière très sérieuse (mais parfois quand même je le concède), et j’aimai encore plus (et j’aime toujours quelque part) l’idée de partager son quotidien via des photos de l’instant, dans le concept de l’instantané polaroïd et ce qu’offrait Instagram  de manière très pratique.

Seulement, j’ai fini par me demander POURQUOI je faisais cela. Et surtout, qu’est ce que ça m’apporte ?

Est-ce que c’était pour mon propre plaisir ?

Au départ, clairement oui.

Est-ce que c’était pour montrer à mes proches ce que je vivais, et partager avec eux ?

Là encore, de toute évidence, c’était l’idée, surtout pour ceux qui sont loin, et pour les autres, c’était une manière de rester « connecté » facilement.

Est-ce parce que j’avais envie de montrer que ma vie est belle, dans une quête de surenchère et de paraître ?

A la fin, peut être, pour convaincre Dieu sait qui, me convaincre moi parfois ?…

C’est cette dernière hypothèse qui m’a fait me remettre en question, et me dire que non, je n’ai jamais fait cela, ce partage, que dans l’envie de partager, ni plus ni moins. Sans prétention jamais, juste partager des moments de ma vie, des jolies, des moins jolies, des drôles, des tristes, partager des pensées, poser des interrogations comme ça, et échanger avec les autres…

Je n’ai jamais vraiment mis de coeur à l’ouvrage à faire des photos de compétition pour mon Instagram, ni des statuts Facebook de philosophe. J’ai toujours fait du « Zelle » (oh c’que j’suis drôle hein !!!), ou plutôt devrais-je dire du Sabrina (parce que non, je ne m’appelle pas Zelle pour de vrai, encore que, avec des prénoms comme Rihanna…. patapé patapé !!!). Point d’artifices, pour enjoliver le quotidien, juste le quotidien, le mien.

Mais, montrer mon quotidien, ma vie, tout ce « personnel », a fini par me lasser, à me demander pourquoi je faisais ça, et aussi, m’a fait réaliser que si on pense parfois « bien faire » en partageant, on n’a pas toujours les réactions qu’on attendait des autres, et pire encore, on fini par avoir des réactions de gens dont on attendait absolument rien (voir des gens qu’on ne connait pas, fascidérant). On fini même parfois par heurter des gens, et on se retrouve également blessé par d’autres, par de simples mots lu au hasard, tout ça par le biais de Facebook … cela devient alors « mauvais », pernicieux, avec du recul totalement ridicule, très peu pour moi… Dès l’instant où Facebook arrive à prendre tant d’ampleur dans ma vie, c’est qu’il faut agir, ou plutôt réagir.

Du coup, après cette remise en question, la réflexion de « à quoi ça me sert Facebook, qu’est ce que j’en fais, en ai-je besoin, ai-je vraiment envie d’y passer de mon temps, » etc, etc, j’ai fermé mon compte Facebook personnel pour ne garder qu’un compte anonyme pour gérer la page du blog. Parce que oui, Facebook a des côtés pratiques, il n’est pas non plus question de le rejeter en bloc, mais il n’est plus question d’y « vivre », et d’y donner de mon temps trop précieux pour ces « bêtises » ;)

Je poste sur FB et IG donc je suis ?

Bref ! Plus de Facebook à regarder, plus d’application sur mon smartphone (et quelle délivrance, à chaque mise à jour (donc tout les 2 jours) cette merde faisait surchauffer ou pire planter mon téléphone !!!!) et un petit sentiment de liberté retrouvée, ou à défaut, d’un « poids » en moins (et c’est là qu’on se dit qu’on a bien fait, quand on se dit qu’on « s’infligeait » ce poids inutile, à s’en demander pourquoi on y allait, et surtout, pourquoi, mais pourquoi on y mettait ses moindres réflexions, pensées philosophique dignes d’une discussion de comptoir et j’en passe. Pourquoi donc personne ne m’a dit que raconter tout et n’importe quoi sur Facebook c’était ridicule ? Pas merci les gens !).

Et au final, au départ, je vais être honnête : ça me faisait chier la vie sans Facebook ! Et dès que je prenais une photo de mon quotidien (parce qu’entre nous, ça, ça n’a pas changé…), ça me faisait chier de ne pas le poster sur Instagram avec des tas de hashtag !
Non vraiment, ce petit réflexe tout bête, de prendre mon smartphone à la caisse pour « checker » ce qu’il se passe sur la planète Facebook, dans la vie de mes proches ou juste la dernière news d’un de ces sites que j’adore, de regarder les photos des autres, proches ou inconnus, mettre des coeurs parce que « j’kiffe trop que tu te sois fait un tiramisu maison ce midi » [mais en fait la vérité je te la dis, JE NE KIFFE PAS DU TOUT que tu mange un tiramisu maison, pire, je te hais pour ça car tu ne m’as pas conviée à en manger en ta compagnie, traître !] fini tout ça !

Quel « manque ».

Car oui, d’une certaine manière, Facebook ou Instagram a créée une dépendance dont je ne m’étais pas aperçue jusqu’à ne plus l’avoir. Alors, ça m’a fait bizarre, de ne plus « m’occuper » à « rien y faire ». Mais après quelques jours sans, c’est au final un réflexe idiot en moins, dont je me passe très bien. Le seul soucis que je rencontre, c’est de voir l’Amoureux y passer son temps, et d’un coup, je me rends compte combien cela peut être agaçant, voir vexant pour la personne à côté de soi, qui n’a pas usage de Facebook ou Instagram (ou tout autre réseau genre Snapchat, Twitter et j’en passe d’ailleurs).

Bien sûr je ne peux pas le blâmer, c’est mon choix de ne plus avoir Facebook, de moins utiliser Instagram, pas le sien, il aime y aller, pour y voir ses news sur le foot, les jeux vidéos, des gens aussi, juste que forcément, j’aimerai qu’il n’y aille plus en ma présence, comme une façon de « respecter » l’autre, et ne pas se connecter inutilement sur ces réseaux stériles (quoi, comment ça je ne lui suffit pas ?!).

Et d’ailleurs, Twitter dans tout ça ?

Bah, en fait je ne m’en sers quasiment pas. J’ai bien essayé pourtant, à une époque, il y a quelques années de ça, par le biais d’une collègue qui m’avait motivée à m’y mettre. N’ayant rien capté au truc, pas la fibre du petit ziozio bleu en moi, et ayant vite réalisé combien c’était assez en doublon de mon Facebook a l’époque, j’ai laissé tombé. Je n’ai pas eu d’addiction à Twitter, donc pas besoin de m’en éloigner. Je m’en sers aujourd’hui très rarement, pour relayer certain de mes articles (mais pas tous) et donner un poil de visibilité parfois au blog donc, mais c’est tout. Je n’ai ni l’intention de développer mon « réseau » Twitter, ni l’intention d’y raconter ma vie et partager mes états d’âme comme beaucoup le font, je n’ai pas quitté Facebook pour reproduire ce même schéma assez « ridicule » à mes yeux ailleurs quand même !

Mais pourquoi elle raconte tout ça la Zelle ?

Franchement, je ne sais pas trop. Au départ, cet article n’avait pas du tout comme ligne directrice de parler des réseaux sociaux et la fin de mon « addiction » pour ces derniers. Parce qu’au départ, c’était un article genre « I’m back in town baby », pour expliquer brièvement pourquoi j’avais disparu, ma réflexion sur Facebook et le reste, mon manque d’envie, et la petite forme passagère que j’ai rencontrée (le froid, la pluie, l’hiver, les soucis, le travail, toussa toussa quoi). Mais entre temps, ma réflexion est passé à l’action, j’ai fermé Facebook et me suis positionnée différemment par rapport aux réseaux sociaux, j’ai tout simplement prit du recul. Le soucis, c’est qu’en prenant ce recul, j’ai cru logique de m’éloigner aussi du blog, de la sphère du bloggin’, et donc, je me suis déconnectée d’un peu tout. 

En me déconnectant de ce monde là, j’ai déconnecté de mon blog, alors que finalement, je peux très bien cesser de voir la vie des autres étalées ici et là, et arrêter d’étaler la mienne à outrance, tout en continuant à entretenir cet endroit, en y mettant un peu de moi, un peu de tranches de vie, en trouvant la bonne mesure, le bon équilibre.

C’était une erreur de croire que l’un ne va pas sans l’autre, et j’ai plutôt l’envie de continuer à écrire ici, sans plus m’attarder ailleurs, voilà tout. Si je ne vais pas arrêter pour autant d’avoir un compte Instagram, que je n’ai pas fermé, je ne vais plus y mettre chacun de mes moments privés, chacun de mes gâteaux, de mes petits plats, de mes éléments décoratifs. D’autres entretiennent de très jolies (et intéressants) comptes pour nous montrer de bien belles choses, je leur laisse ce loisir ;)

Le blog va donc revenir, des tas de brouillons et d’articles sont prévus pour remettre du rythme ici, j’ai plein de choses à raconter, partager, alors je vais donner un peu de mon temps pour ça, parce que ça me fait plaisir, et parce que mon blog le vaut bien (ouh l’auto-promo à deux balles, shame on me !) !

En revanche, il risque d’y avoir une nouvelle période de creux car fin juin je déménage, et quitte ma grise banlieue parisienne pour une banlieue un peu plus éloignée de la Capitale, mais surtout plus verte, loin là bas dans… l’Essonne (je te vends du rêve là non ?).
Qui dit déménagement, dit beaucoup de boulot en amont, beaucoup de boulot après, beaucoup de gestion, de stress, et pas d’internet pendant quelque temps au bas mot mais, c’est aussi, surtout, beaucoup de bonheur à venir, une grande excitation, une nouvelle étape qui commence dans notre si jolie histoire, une promesse qui continue, et des projets qui fleurissent… Et ça, j’adore ♥

Je te retrouve donc très vite j’espère, alors stay tuned ! 

  
Zelle

 

 

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